Absentéisme au travail : les causes les plus courantes

L’absentéisme est un phénomène réel qui touche de plus en plus d’entreprises aujourd’hui. En réalité, tous les secteurs économiques sont concernés par ce fléau qui perturbe la bonne marche des sociétés. Aussi, de lourdes conséquences découlent de ces multiples absences au travail. Afin de résoudre efficacement le problème, il serait judicieux de s’intéresser à ses véritables clauses puis de prendre les mesures idoines.

Les principales causes de l’absentéisme au travail

Diverses raisons peuvent pousser les employés à s’absenter régulièrement au travail. De plus, les causes de l’absentéisme au travail devraient intéresser aussi bien les chefs d’entreprises que les DRH.

Un travail ou un employeur trop stressant

Lorsqu’il règne une atmosphère toxique entre les employés, ces derniers ont tendance à s’absenter régulièrement. De même, un patron qui martyrise trop souvent ses subordonnés peut rendre leur quotidien inconfortable et accentuer leur absence.

Pression d'un patron

On a souvent tendance à minimiser les causes psychiques. Or, de récentes études ont montré que le stress au travail, les pressions managériales ou encore le harcèlement dit “ordinaire” sont des générateurs puissants en matière d’absentéisme. Vous voulez réduire l’absentéisme ? Prenez soin de vos salariés et en premier lieu : écoutez-les ! Leur discours vous permettra de comprendre les points de tension et de régler des petits conflits qui pourraient vite pourrir l’ambiance au sein de votre société.

Les accidents de travail

Les accidents de travail peuvent se manifester fréquemment, surtout lorsqu’un point d’honneur n’est pas mis sur la sécurité des travailleurs. Cette cause est fréquente dans les sociétés qui recrutent de nombreux ouvriers en bâtiment. Outre les maladies professionnelles et les accidents de trajet, les accidents de travail conduisent à un nombre important de blessures plus ou moins graves.

Une étude de la sécurité et de la dangerosité de votre entreprise est plus que recommandée. Même si votre activité est a priori sans risque (ex : emploi de bureau), sachez qu’une mauvaise posture ou des habitudes malsaines suffisent à générer des maux facilement évitables.

Une maladie liée à la charge de travail

Parfois, la charge de travail est trop importante pour certains salariés et cela se répercute immédiatement sur leur santé. Ainsi, certaines maladies comme les troubles musculosquelettiques prennent forme tout doucement, pour finalement conduire à une hospitalisation.

Mauvaise posture au travail

De ce point de vue, avoir recours à un ergonome permet de réduire les maux physiques liés à l’environnement du travail. L’achat de nouvelles chaises, le recours à des gaines et à des exosquelettes… sont autant de solutions simples pour éviter des absences à répétition.

Les problèmes familiaux

Il est essentiel de rétablir l’équilibre vie privée/vie professionnelle, pour donner de bons rendements au travail. Cependant, il est fréquent que des problèmes familiaux comme la garde des enfants obligent l’employé à s’absenter régulièrement.

Les soucis de santé indépendants du travail

Il arrive que des épidémies de grippe surviennent dans la région et que plusieurs employés demandent simultanément un congé maladie. Ce facteur non lié au travail coûte d’importantes sommes aux entreprises.

Télétravail pour palier à l'absentéisme

Notons que le contexte sanitaire actuel avec l’épidémie de Covid-19 pèse aussi sur la productivité des entreprises, mais permet aussi de faire émerger une nouvelle forme de travail qui permet de lutter, du moins partiellement, contre l’absentéisme : le télétravail.

L’impact de l’absentéisme sur la productivité en entreprise

Les répercussions de l’absentéisme au travail sont non négligeables, et elles se remarquent assez rapidement sur le bilan annuel des entreprises.

La baisse de la productivité et des performances de l’entreprise

La première conséquence de l’absentéisme au travail est la chute de la performance générale des sociétés. Celle-ci est liée à une baisse de la qualité du travail effectué et au nombre de clients qui finissent par s’en aller en colère ou déçus. Le coût de ce phénomène est estimé à près de 25 milliards d’euros par an en France : ce n’est pas une goutte d’eau, loin de là !

Un coup dévastateur sur la motivation du reste des salariés

Un employé qui s’absente trop souvent peut impacter négativement la productivité et la motivation de ses collègues. Ces derniers ressentent une certaine lassitude face à la masse de travail qui reste constante, alors qu’ils sont moins nombreux pour la traiter.

Le recours à des intérimaires ou une réorganisation du travail peut donc s’imposer en cas d’absences répétées d’un ou plusieurs membres de l’équipe.

L’augmentation de la charge de travail des autres employés

Certaines sociétés, dans l’optique de compenser l’absence d’un ou de plusieurs salariés sont amenées à attribuer leurs tâches au personnel restant. Sur le long terme, cela peut provoquer un burn-out chez les travailleurs qui doivent aussi s’acquitter de leur quota individuel.

Comment limiter les absences de ses salariés ?

Diverses mesures peuvent déjà être prises par la direction des ressources humaines pour réduire le taux d’absentéisme au travail. Aussi, ces solutions sont propres à chaque entreprise.

Prendre la mesure du phénomène

Pour résoudre ce fléau, il est primordial d’évaluer convenablement le taux d’absentéisme. Ainsi, il faudrait chiffrer par secteur, par profession et par tranche d’âge les absences au travail. Ceci facilitera la compréhension des mécanismes de ce phénomène au sein de chaque entreprise.

Recenser les causes propres à l’entreprise

Il est nécessaire de vous intéresser davantage à l’histoire de l’entreprise et aux conditions de travail, pour prendre les justes mesures face à l’absentéisme. En effet, les entreprises les plus matures ont su prévenir ce phénomène en saisissant l’impact des facteurs internes liés à leur organisation.

Réinstaurer une dynamique d’équipe

Le travail est le lieu où l’on peut, en tant qu’être humain, se sociabiliser et utiliser nos compétences. C’est un espace positif au premier abord, aussi les ratés managériaux et les carences en matière de relations salariés/patrons doivent être étudiées de près.

La réinstauration d’une dynamique de groupe, avec des objectifs communs et auprès desquelles chacun a un rôle à jouer, permettra de redonner de la motivation et de l’intérêt aux salariés pour leur travail.

Supprimer le système de prime à la présence

Les primes à la présence adoptées par certaines sociétés sont en réalité un couteau à double tranchant. Même si elles motivent les employés à être plus présents au travail, cela peut entraîner davantage d’accidents de travail. S’en suit un accroissement des absences au travail. Malheureusement, la prime déjà obtenue par les salariés ne pourra plus être retirée.

Revoir au besoin les conditions de travail

Dans une société où le personnel est jeune, majoritairement féminin et surtout récent, il serait utile de revoir les conditions de travail. Cela permettrait de réduire les absences liées à des maladies professionnelles.

Instaurer une formation de la hiérarchie

Parfois, il est nécessaire de former les responsables chargés du management des ressources humaines en vue de mieux traiter le phénomène d’absentéisme. Cette formation est aussi destinée aux superviseurs qui servent de soutien à la DRH. En terme de management comme de bienveillance au travail, un seul mot d’ordre : communiquez !

Développer une meilleure communication au sein de l’entreprise

Vous devez mieux expliquer votre projet d’entreprise aux employés pour éviter toute les incompréhensions et la démobilisation. De plus, le personnel doit prendre connaissance des mesures appliquées en cas d’absentéisme. Surtout, le personnel, jusqu’au dernier salarié arrivé, doit être en capacité de faire remonter ce qui ne va pas.

Les non-dits et l’accumulation de “petits problèmes” non résolus sont à proscrire ! Ne blâmez pas ceux qui disent ce qui ne va pas : c’est au contraire une chance inouïe d’améliorer les choses.