Comment concrétiser un projet d’entreprise ?

Pour de nombreuses personnes, l’entrepreneuriat est aujourd’hui la meilleure piste pour se réorienter professionnellement. Avec une idée et de l’ambition, un bon projet d’entreprise peut déjà naître. Cependant, ce n’est pas suffisant pour aboutir à la création d’une structure. Le projet né doit être concrétisé, et c’est justement à ce niveau qu’un bon nombre d’entrepreneurs rencontrent des difficultés, car ils ignorent comment procéder. En effet, à partir de votre idée, tout doit se faire suivant des étapes bien précises. Découvrez ici toutes les démarches qui vont en amont de la création d’entreprise.

Trouvez et validez votre idée d’entreprise

Lorsqu’il s’agit d’entreprendre, il est important de ne pas se lancer la tête baissée. Contrairement à ce que disent de nombreuses personnes, avoir naturellement la fibre d’un entrepreneur ne suffit pas. La création d’une entreprise fait plus appel à un long parcours de réflexion et d’expérimentation. Cela ne se fait pas en un claquement de doigts.

En ce sens, le premier élément qui annonce la concrétisation d’un projet d’entreprise est la nature de l’idée nourrie. Il vous faut rester ouvert d’esprit afin de trouver dans le domaine approprié une idée qui laisse libre cours à votre imagination, à votre créativité et qui donne surtout vie à un concept correspondant aux attentes de la clientèle que vous ciblez. Ce concept doit notamment inclure un nom d’enseigne, des atouts de différenciation, les catégories de produits ou de services, etc.

Par ailleurs, avant de passer aux étapes formelles pour le montage du projet, vous devez aussi procéder à une étude du marché. Cela vous aidera principalement à affiner votre projet et à définir le business model que vous rédigerez pour le valider. Pour qui se demande comment créer une entreprise, c’est l’un des détails les plus importants à ne pas négliger. Plus concrètement, l’étude du marché vous permettra de vérifier la faisabilité de votre projet d’entreprise et vous accordera l’opportunité de vous renseigner sur les cibles potentielles de même que les concurrents présents sur le marché. Avec ces informations, vous pourrez partir sur des données objectives pour la validation du projet et vous pourrez produire un business model qui servira valablement de noyau pour votre business plan plus tard.

En réalité, l’étude du marché vous permettra de tester votre idée et d’identifier vos premiers clients en fonction de leur âge, leur sexe, leurs besoins, leurs secteurs d’activité et leurs canaux de communication. Pour la mener à bien, vous pouvez utiliser la méthode du « proof of concept » permettant de vérifier la performance du concept ou plutôt la méthode du « minimum viable product » qui aide à vérifier l’appréciation d’un produit sur les clients au moment de son lancement.

étude de marché

Établissez votre business plan

Après avoir validé votre projet de création d’entreprise à partir d’une étude concluante du marché, l’étape suivante consiste à procéder à la rédaction de votre business plan. Ceci est indispensable pour déterminer l’équilibre financier futur de votre entreprise entre les dépenses et les recettes. Avec ce document, vous serez en mesure de définir clairement les chances de rentabilité, aussi bien sur le court terme que sur le long terme.

En réalité, si le business model vous a permis au préalable de définir le concept de votre idéal pour la structure à naître, le business plan vous permet de reprendre les différentes stratégies de l’entreprise. À la fin de la rédaction du document, vous devriez pouvoir dire clairement comment vous envisagez de créer votre entreprise tout en exprimant les moyens prévus pour le financement ainsi que les objectifs définis à moyen et court terme.

Comment rédiger votre business plan ?

Pour cette production, les étapes à suivre sont très simples. Vous devez juste :

  • présenter le projet et l’équipe,
  • consigner la stratégie de financement,
  • mentionner la stratégie fiscale,
  • développez la stratégie marketing.

Lorsque vous commencez la rédaction du business plan, il est essentiel de présenter d’abord de manière explicite le projet et les atouts de l’équipe qui y travaille. Cela est utile pour rassurer les interlocuteurs sur la viabilité de la structure. Ensuite, vous devez passer à la stratégie de financement, car cela permet au document de mettre en équilibre les besoins indispensables à la création de l’entreprise et les ressources dont vous disposez déjà. C’est un atout pour obtenir notamment l’appui des établissements bancaires si vous souhaitez éventuellement souscrire un prêt professionnel.

Après cela, il faut présenter votre stratégie fiscale, ce qui consiste à mentionner le régime fiscal que vous choisissez pour la structure et à le justifier par rapport à votre type d’activité. En réalité, tous les régimes fiscaux ne peuvent pas correspondre à votre projet. Alors, pour demeurer transparent aux yeux de vos interlocuteurs et démontrer le sérieux de votre projet, il est opportun de consigner clairement vos options en termes de fiscalité. Pour finir, vous devez parler aussi dans votre business plan de votre stratégie marketing. Celle-ci doit principalement se reposer sur deux axes importants que sont la stratégie d’acquisition et la stratégie de communication. La première définit la quasi-totalité des actions qui visent à assurer une certaine visibilité auprès du public et la seconde traduit le processus permettant de coordonner les diverses actions pour l’atteinte des objectifs fixés.

création entreprise

Le financement de votre projet d’entreprise

Si le travail sur votre business plan est achevé et bien fait, vous devez ensuite penser aux différents types de possibilités existantes pour le financement de la création de la structure. À cet effet, deux solutions majeures se présentent à vous :

  • financer la création avec vos fonds propres, si vous êtes assez nanti, sans solliciter un financement extérieur,
  • recourir à des solutions de financement lorsque vous ne disposez pas d’un apport personnel suffisant.

Avec la première option, vous vous servirez donc de votre propre trésorerie pour couvrir les dépenses qui s’imposeront pour la création, mais ce moyen offre l’avantage de vous garder à l’abri des dettes financières et du besoin de diluer le capital.

Quant à la deuxième option, elle vous offre la possibilité de vous tourner vers une diversité de solutions de financement. Vous pouvez :

  • effectuer un emprunt auprès des établissements de crédit comme la banque par exemple et rembourser avec des intérêts suivants un échéancier,
  • procéder à une levée de fonds,
  • recourir aux aides à la création d’entreprise (les aides aux demandeurs d’emploi et les différents allègements fiscaux et sociaux).

Ces solutions seront les unes plus avantageuses que les autres en fonction de vos objectifs, mais elles possèdent chacune leurs caractéristiques propres.

Le choix de votre statut juridique

Après avoir réglé la question du financement et établi un plan adéquat pour cela, vous devez ensuite vous décider au niveau du statut juridique de votre structure. C’est une étape importante pour la concrétisation du projet. En réalité, cela entraînera un certain nombre de conséquences pratiques sur les formalités de création, le régime fiscal et social choisi, la facilité de gestion quotidienne de l’entreprise, etc.

À ce niveau, vous avez la liberté de choisir entre deux principaux statuts juridiques d’entreprise : l’entrepreneuriat seul ou l’entrepreneuriat à plusieurs.

L’entrepreneuriat seul se décline en deux catégories que sont l’entreprise individuelle et l’auto-entreprise (ou micro-entreprise). La première renvoie à une structure dirigée par une seule personne qui agit en son nom propre. Avec ce statut, la société ne possède pas de personnalité juridique et il n’existe pas non plus de capital minimum. La deuxième catégorie désigne un régime spécifique au sein des entreprises individuelles. Pour y accéder, il faut remplir quelques conditions.

Pour ce qui concerne l’entrepreneuriat à plusieurs ou encore les sociétés commerciales, le choix du statut peut s’effectuer entre la SARL ou la SAS, mais il est aussi possible d’opter pour leur forme unipersonnelle regroupant l’EURL et la SASU.

La SARL et L’EURL sont des statuts propres aux sociétés à responsabilité limitée ou sociétés de personne. Les deux formes sont très similaires, mais elles se différencient sur certains points. De l’autre côté, la SAS et la SASU sont des statuts propres aux sociétés par actions simplifiée. Elles se distinguent simplement par le nombre d’associés admis sous chaque régime. La SASU est d’ailleurs la forme unipersonnelle de la SAS.

Avant de choisir un statut juridique pour la concrétisation de votre projet d’entreprise, nous vous recommandons d’examiner chaque régime et de maîtriser leur implication avant de vous décider.