Immobilisation corporelle : faites le bilan !

L’immobilisation est une notion très utilisée en comptabilité. On en retrouve plusieurs types parmi lesquels l’immobilisation corporelle dont nous parlerons ici. C’est un poste important du bilan comptable que chaque professionnel en comptabilité doit maîtriser pour faire le point des actifs de l’entreprise. Vous pourrez découvrir dans la suite ce qu’implique cette notion et comment la comptabiliser.

Immobilisation corporelle : qu’est-ce que ça signifie ?

Avant tout, il faut savoir qu’en comptabilité, on distingue deux types d’immobilisation. Vous avez d’un côté les immobilisations corporelles, et de l’autre, les immobilisations incorporelles. Les immobilisations corporelles sont celles qui sont considérées comme des actifs physiques et palpables entrant dans l’actif du bilan de l’entreprise.

De manière générale, le terme immobilisation est utilisé pour désigner une acquisition d’un actif par l’entreprise. Cet actif doit servir à son activité, et le coût de son acquisition doit être lissé sur plusieurs années grâce à la technique de l’amortissement comptable. Il représente une partie du patrimoine de l’entreprise, et étant un actif, il a une valeur positive.

main qui tient une horloge

Ainsi, pour résumer, on peut dire que pour être considéré comme une immobilisation, un investissement doit être identifiable et présenter une valeur économique positive. Il doit aussi apporter à l’entreprise des avantages économiques et avoir une durée d’utilisation qui dépasse la durée d’un exercice comptable, c’est-à-dire 12 mois.

Lorsqu’on s’intéresse plus précisément à l’immobilisation corporelle, on comprend qu’il s’agit tout simplement d’un actif appartenant à l’entreprise, et ayant un caractère physique. En d’autres termes, s’il s’agit d’une immobilisation qu’on peut toucher du doigt, alors on le classe aussitôt dans la catégorie des immobilisations corporelles.

Immobilisation corporelle à ne pas confondre avec…

Il est primordial d’éviter toute confusion entre l’immobilisation corporelle et l’immobilisation incorporelle. En effet, si la première concerne les actifs physiques et palpables, la deuxième quant à elle porte sur les actifs non monétaires et non physiques. En d’autres termes, vous ne pouvez pas toucher du doigt une immobilisation incorporelle. Elle regroupe les actifs tels que :

  • Les brevets
  • Les logiciels
  • Les fonds de commerce
  • Les marques
  • Les fichiers clients, etc.

Il faut aussi faire la différence entre l’immobilisation corporelle et les charges de l’entreprise. Ces dernières regroupent les acquisitions qui se consomment quasi instantanément lors de leur première utilisation, et qui n’apportent pas d’avantages économiques à l’entreprise. Il peut s’agir de ramettes de papier, de cartouches d’encre, ou encore de carburant pour un véhicule.

Une immobilisation corporelle n’est pas non plus une immobilisation financière. Dans cette catégorie on retrouve les actifs financiers d’utilisation durable comme les titres de participation, les prêts accordés, etc.

Enfin, l’immobilisation corporelle n’est pas un crédit-bail. Ce dernier représente un mode de financement supplémentaire, qui vient s’ajouter au prêt bancaire et à l’apport en cash. Il permet d’acquérir un bien progressivement, grâce à des mensualités locatives. Par conséquent, tant que ce bien n’appartient pas à l’entreprise, il ne peut être considéré comme une immobilisation corporelle.

9 exemples d’immobilisations corporelles

terrain avec soleil qui se lève

Il existe de nombreux biens et actifs physiques que l’entreprise peut acquérir et qu’on peut considérer comme des immobilisations corporelles. C’est le cas par exemple de :

  1. Les terrains
  2. Les bâtiments ou autres constructions
  3. L’outillage industriel
  4. Le matériel informatique
  5. Le mobilier d’entreprise
  6. Le matériel de transport
  7. Le matériel de bureau
  8. Les aménagements et agencements
  9. Les installations techniques, etc.

Ce sont là les immobilisations corporelles les plus fréquentes, que vous pourrez trouver dans le plan comptable général. Cependant, on peut en trouver plusieurs autres, et dans ce cas, on les classe dans la rubrique « autres immobilisations corporelles ».

Comment comptabiliser une immobilisation corporelle ?

Pour la comptabilisation d’une immobilisation corporelle, vous aurez besoin de toutes les informations importantes sur le bien dont il est question. Il faudra donc connaître son prix d’achat, le coût de son installation ou de sa mise en service, etc. Vous devez savoir à ce sujet que pour être comptabilisé, une immobilisation corporelle doit avoir un coût que l’on peut définir de manière précise.

calculatrice

Il faudra aussi vous assurer des avantages économiques futurs que cette immobilisation pourra apporter à l’entreprise. Cette condition est essentielle pour l’application du principe de l’amortissement des immobilisations. Ensuite, vous pourrez enregistrer le bien à l’actif du bilan comptable, à son coût total d’acquisition. Il inclut le coût d’installation, le prix d’achat, tous les coûts attribuables et parfois les coûts d’emprunt.

Il faut noter que s’il s’agit de biens apportés, l’immobilisation est liée au capital ou à une opération sur le capital dans le bilan comptable. S’il s’agit de biens acquis, l’immobilisation est liée à la TVA déductible sur immobilisation. Par contre, dans le cas des biens produits par l’entreprise, l’immobilisation est liée à la production immobilisée.

Vous pourrez aussi étaler son coût sur sa durée prévisionnelle d’utilisation. C’est cette durée qu’on appelle la durée de l’amortissement, et elle varie en fonction de la nature du bien concerné. Par exemple, pour les véhicules, elle est de 4 à 5 ans. Par contre, pour le matériel informatique, cette durée est généralement de 3 ans. Ainsi, après la durée d’amortissement réglementaire, l’immobilisation corporelle peut être mise en rebut ou revendue.