Management autocratique : fonctionnement & inconvénients

De tout temps, la gestion des hommes a été le métier le plus difficile mais aussi l’un des plus importants. Le management autocratique, aussi appelé leadership autocratique fait partie des méthodes employées par de nombreux leaders du 20e siècle, pour commander et motiver leurs troupes à agir. Toutefois, son efficacité a été récemment remise en question, notamment au sein des entreprises.

Qu’est-ce que le management autocratique ?

Le management autocratique est une méthode de gestion axée sur la production de résultats efficaces. Il implique la prise de décisions unilatérales par les leaders. En d’autres mots, les subordonnés doivent obéir bon gré mal gré. Ce management a été souvent employé par Frederick Taylor, et son nom y est régulièrement associé.

Paperboard d'un dirigeant

À cette méthode sont assimilées plusieurs compétences, notamment l’autorité et la capacité à décider sans questionnement de la part des subalternes. Ainsi, le leader ordonne et les subordonnés s’exécutent. Cette méthode de management plutôt unilatérale permet de prendre des décisions rapidement, sans donner la possibilité au grand nombre de donner son avis. Exit les réunions, commissions et votes : un petit nombre, voire une seule personne, choisit pour tous.

A propos du leadership autocratique, une grille managériale a été établie en 1955 par Jane Mouton et Robert Blake, pour évaluer les caractéristiques des leaders à succès. Elle effectue un rapport autorité/collaborateurs en regroupant 5 styles de management. Il s’agit de l’autocratique, du compromis, du social, de l’intégrateur et du laisser-faire. Le résultat obtenu est exprimé sur une échelle de 1 à 9.

Les points faibles du leadership autocratique

Contrairement au leadership collaboratif, le management autocratique implique que seul le leader peut décider. Ce dernier n’aurait nullement besoin d’obtenir le consentement de ses subalternes. Cependant, ce type de management montre déjà ses limites, car il creuse un important écart entre l’autorité et l’outil de production.

Aujourd’hui, les employés désirent davantage d’autonomie et ils souhaitent apporter leur point de vue au moment de résoudre une problématique. Le leadership autocratique bien qu’il soit efficace dans la résolution d’un problème urgent est assez désagréable pour les employés modernes. De ce fait, il peut susciter un mécontentement de leur part, voire provoquer un burnout.

Réunion de cadres

Dans d’autres termes, et pour être tout à fait concret, le management autocratique peut fonctionner… mais seulement durant un temps. Ses caractéristiques provoquent en effet, à court ou à moyen terme, une levée de boucliers de la part des salariés. Et on peut le comprendre ! Cependant, dans des situations de crise où les décisions doivent être prises très rapidement, le leadership autocratique permet d’éviter que les rouages décisionnaires soient grippés par les rouages “démocratiques” ainsi que les réunions multiples.

Notons aussi que le leadership autocratique déresponsabilise les cadres et managers qui se sentent complètement floués par rapport aux décisions unilatérales et non consultées d’une poignée de “grands chefs” ou d’un seul cadre dirigeant. Ainsi, ce type de management peut avoir un effet pervers sur la productivité de votre entreprise, sur sa compétitivité et sur la valeur réelle / sur les compétences de vos salariés.

Quel type de management préconiser en entreprise ?

Zoomons sur deux types de management qui vont à l’encontre du management autocratique, mais qui ont bel et bien la même visée que celui-ci : permettre à l’entreprise de croître économiquement.

Le management démocratique

Ce style de leadership tel que son nom l’indique, permet aux subordonnées de participer à la prise des décisions. En d’autres mots, toutes les problématiques sont résolues avec le consentement de la majorité. De plus, le management démocratique facilite la communication au sein des entreprises. Les rapports entre les employeurs et les employés sont donc considérablement améliorés.

Esprit d'équipe et entraide

Cependant, il faut souligner que le leadership démocratique peut entraîner un ralentissement de la prise de décisions. En effet, il faudrait d’abord attendre que tous les avis soient exprimés pour qu’enfin le leader fasse un choix qui convienne au grand nombre. Ce management est adapté aux entreprises qui doivent souvent prendre des mesures délicates.

Le management participatif

Le management participatif est identique à quelques points près, au leadership démocratique. En effet, les employés peuvent participer aux prises de décisions, mais ils ont aussi la possibilité de recourir aux suggestions de l’employeur.

Pour ce style de management, il est beaucoup plus question de mentor que de leader. En réalité, les tâches des dirigeants sont déléguées aux subalternes. Il faudra les laisser travailler de manière autonome, mais avoir un léger contrôle sur chacun d’eux.

La mission du mentor sera essentiellement de fournir des conseils et des encouragements aux subordonnés. Ce savoir-être les amènera à plus s’impliquer dans l’atteinte des objectifs de l’entreprise. Ce type de leadership est recommandé dans la gestion d’une startup ou d’une entreprise de technologie.